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Ticket du taxi-be à 700 ariary : Qu'en-est-il de la qualité de service offerte aux usagers ?

Avosoa - MH 14:04:00 social
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L’association des transporteurs urbains et des zones périphériques ont déclaré qu’ils vont augmenter le tarif des taxis-be à 700 ariary à partir de 25 avril prochain. La hausse incessante du prix du carburant a été la principale raison expliquant cette décision, insistent les membres de l’UCTU, l’UCTS, l’UCTS FA et du FMA tout en ajoutant qu’ils enregistrent plus de pertes que de bénéfices. Si c’est vraiment la vérité, pourquoi continuer une activité déficitaire et comment expliquer le nombre important des véhicules de transports qui ne cessent d’augmenter ?

Ce n’est ni la première ni la deuxième fois que ces transporteurs ont menacé les usagers d’appliquer une telle hausse. A chaque révision du prix du carburant, on est habitué aussi à leur ritournelle sur le manque à gagner, le prix des pièces détachées, la faiblesse de la subvention de l’Etat. Comme solution, l’union des coopératives propose le maintien de cette subvention.

Toutefois, un responsable de l’Agence des Transports Terrestres (ATT) a expliqué que seuls les transporteurs qui exercent dans la légalité en bénéficient.  Ainsi, il semble qu’UCTU et consorts brandissent la hausse du frais de transport dans le seul but de pouvoir jouir de cette subvention. L’on constate que ces transporteurs ne pensent que leur intérêt. Ils ne se soucient guère des usagers qui sont la raison de leur existence.

Avec la qualité médiocre de leur service, il semble que cette décision de réviser le tarif à 700 ariary n’est pas du tout justifiée. L’on se souvient qu’en 2012, ces transporteurs ont promis monts et merveilles lors de l’augmentation des tarifs à 400 ariary. Or, les usagers sont jusqu’à maintenant contraints de monter dans un taxi-be vétuste et inconfortable où l’on utilise des bouts de planche en guise de strapontin, sans parler du manque de propreté du véhicule et l’hygiène douteuse des conducteurs et des receveurs, le non-respect des itinéraires, ou bien le fait de rester très longtemps dans un arrêt d’où l’appellation « vodihazo » qui qualifie ces catégories de taxis-be. A tout cela s’ajoute le manque de respect envers les voyageurs qui sont parfois abandonnés avant le terminus et le non-respect des cahiers de charges en général.

Finalement, si le tarif de taxi-be doit être révisé à 700 ariary, les usagers espèrent donc une révision de qualité de service proportionnelle à cela appliquée de manière durable.

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