Sabotsy Namehana : Après avoir assassiné sa femme, le père de famille menace de tuer sa fille

Avosoa 12:34:00 social
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La gendarmerie a déjà pris en main l’affaire sur le meurtre d’une femme dénommée Sophie, retrouvée morte à son domicile à Sabotsy Namehana. L’enquête a révélé que la première personne suspecte n’est autre que son mari. Et c’est bien confirmé, celui-ci a appelé l’employeur de sa femme et a avoué son crime. Pire encore, il a menacé de tuer sa fille qu’il avait amenée avec lui.

Selon le témoignage des voisins, des disputes éclatent souvent entre le couple mais cette fois-ci, le père de famille en a fait trop. L’on sait aussi qu’ils se sont séparés avant ce crime. Toutefois, le mari vient souvent chez la mère de son enfant. Il semble donc, selon les voisins, que cette dernière n’a pas accepté de se remettre avec lui. Ce qui l’a poussé par la suite à mettre fin à la vie de sa femme.

Peu de temps avant cet acte macabre, ce père de famille a déjà caché tout document portant son identité ainsi que toutes ses photos. Ce qui confirme également la suspicion d’un crime prémédité dans cette affaire. Le premier constat du corps de la défunte a montré qu’on l’avait forcée à consommer de l’acide, une blessure est également constatée au niveau de sa tête.

Après le crime, l’homme en question avait fuit avec leur fille âgée de 5 ans environs. Il a laissé auprès du corps de sa défunte femme un bouquet de fleur avec une somme de 15.000 ariary. Les deux sont jusqu’à maintenant restés introuvables.

En effet, la violence conjugale reste encore l’un des cas très fréquent dans la société malagasy. Elle affecte plus de 65% des femmes malagasy. Malgré la mise en place des centres destinés à aider les victimes, la plupart d’entre elles reste discrètes et  n’ose pas toujours dénoncer les actes brutaux qu’elles subissent. Le pire c’est que la violence répétitive, finit toujours par une terrible fin comme celle qui s’est passée à Sabotsy Namehana.

D’autant plus que dans la société malagasy, les hommes occupent une place importante et a une certaine autorité par rapport aux femmes, ce qui favorise le recours à la violence. Celle-ci devient donc un fait normal. « Les hommes se font plus respecter que les femmes » a indiqué la consultante psychologue Vololoniaina Razaka, lors d’une séance d’accompagnement des hommes violents le mois de mai dernier.

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