Rivo Rakotovao : « La réconciliation nationale est une chose, l’impunité en est une autre »

Manue 17:09:00 politique
img

Le Conseil du Fampihavanana Malagasy (CFM) a à peine vu le jour qu’il étudie déjà l’amnistie pour cinquante-trois personnes. Ces dernières ayant commis des délits ou même des crimes passibles de condamnations sévères, mais qui espèrent s’en tirer facilement grâce au pouvoir du pardon. « La réconciliation nationale ne signifie pas impunité» martèle Rivo Rakotovao, président du Sénat, lors de son entrevue avec les membres du CFM. « Si la réconciliation prévoit d’effacer les crimes et les délits commis par ces personnalités lorsqu’ils étaient au pouvoir, ce serait de la pure inégalité entre elles et le commun de la population» explique-t-il.

Depuis sa création, le CFM a fait la rencontre successive des différents acteurs passibles d’affecter la paix nationale, dont des politiciens. Le Conseil a récemment consulté deux anciens Présidents Didier Ratsiraka et Marc Ravalomanana. Ce sont deux personnalités politiques condamnées par la Justice et selon la loi en vigueur, ne peut participer au processus électoral, sauf en cas de demande acceptée d’amnistie. Mais selon le CFM, aucun des deux ne l’a encore demandé jusqu’ici. Si aucun détail n’a été reçu concernant l’entretien avec le leader du parti TIM, Maka Alphonse, représentant du Conseil, a rapporté que l’amiral Didier Ratsiraka, quant à lui, a proposé de renforcer cette réconciliation malgacho-malgache, car selon lui c’est le moyen de faire régner l’apaisement post-électoral. Néanmoins, le Numéro Un du Sénat a réitéré sa volonté à participer aux démarches que nécessitent cette réconciliation. « Je suis ouvert à toutes discussions et collaboration avec d’autres personnalité. » a-t-il indiqué.

Par ailleurs, à travers ses discussions avec les personnes déjà rencontrées, le CFM a fait appel au renforcement de l’acquis démocratique. Notons que les agents du Conseil effectuent actuellement une descente dans les vingt-deux régions du pays pour sensibiliser la population sur les attributions du CFM, tout en profitant pour consulter différents chefs religieux et traditionnels. Leurs objectifs étant de réunir les politiciens et les personnalités concernées pour une discussion visant une entente.

Facebook Twitter Google+ LinkedIn Addthis

Publicités