Réunion au Colbert : Une reddition de la crise de 2002 en toile de fond

Manue 13:56:00 politique
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Voulant à tout prix se mettre à la tête du pays, le leader du parti TIM met tout en œuvre et repousse ses limites. Il a commencé par regrouper trente-cinq partis signataires d’un accord pour faire front commun contre le régime actuel, sous le prétexte d’imposer la transparence et l’inclusion de tous. Mais il est clair que ces soi-disant objectifs ne sont que superficiels, il semblerait plutôt que Ravalomanana veut prendre les autres partis signataires dans ses filets pour l’aider à mener sa démarche politique.

Il s’agit d’un mouvement de contestation qui ne diffère pas de celui de 2002 puisque l’objectif est de contester à tout prix les résultats des élections. Ce qui veut dire une autre crise qui mènerait à la guerre civile, avec l’implication de l’armée et une fin prévisible : une nouvelle lutte sanguinaire. Tout ça pour accompagner le fondateur du groupe TIKO à la Présidence par un coup d’Etat, qui est d’ailleurs sa seule chance, car il devrait être inéligible. Le peuple malgache n’est pas dupe à tel point qu’il fermera les yeux sur toutes les dettes et condamnations contre le laitier d’Andranomanelatra. Autant dire que ce dernier doit se préparer au gel de ses avoirs financiers pour le recouvrement de ses arriérés fiscaux, sans parler des indemnisations des victimes de l’affaire 7 février 2009.

Mais l’agissement de l’ancien Président pendant la réunion ce vendredi a en tout cas étonné plus d’un. Ceci dit, ce sont les membres de la coalition qui ont été les plus choqués. Le leader du parti TIM souhaite demander une audience au Président de la République Hery Rajaonarimampianina, ce pour réclamer un dialogue politique. C’est une requête totalement imprévue et n’a pas fait l’unanimité au  Comité de Vigilance Démocratique pour les Elections (CVDE). Ils voient bien que Ravalomanana est en train de retourner sa veste, et agit en égoïste.

Pourtant, le commun accord stipule que les partis doivent observer une forte solidarité jusqu’à l’aboutissement des objectifs communs. Ils se rendent maintenant compte du projet longtemps préparé par Marc Ravalomanana, un projet tué dans l’œuf, car beaucoup des chefs de partis ont démontré leur désaccord et sont sortis de la salle. Ravalomanana et consorts devraient alors trouver d’autres moyens pour exécuter son « coup d’Etat ».

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