Retour sur le massacre du 7 février 2009 : Bekoto appelle à une prise de conscience collective

Manue 15:28:00 politique
img

«A qui profite la dérèglementation générale de l’Etat ? » C’est la question que les Malgaches devraient méditer, a signalé Bekoto, de son vrai nom Rabekoto Honoré Augustin lorsqu’il a été questionné sur son point de vue concernant l’évènement, en tant que sociologue et professeur en sciences politiques. « D’un point de vue général, les coups d’Etat ne sont jamais en faveur du peuple. Si on se penche sur le cas de 2009, la population conduite par les leaders de la manifestation n’ont été que des marionnettes ».

37 morts et 175 personnes gravement blessées ont été recensés après le massacre du 7 février 2009. Voilà le bilan désastreux causé par le carnage qui a eu lieu à Ambotsirohitra, lorsque le parti TGV dirigé par Andry Rajoelina a dirigé la foule désarmée vers la zone rouge où se trouve le Palais d’Etat. Si on remonte un peu dans le fil de l’histoire, c’est le premier ministre nommé à l’époque, Monja Roindefo qui a demandé à la foule si elle voulait se rendre au Palais, à la fin de son discours. La foule, ayant pleinement confiance en ses meneurs, a répondu favorablement. C’est ainsi que la horde de manifestants, composée d’hommes et de femmes se sont rendus sans le savoir vers le massacre, qui va leur laisser des séquelles à vie, s’ils n’y ont pas trouvé la mort.

Neufs ans après la tuerie, les familles des victimes ainsi que tous les Malgaches ne sont pas près d’oublier. Les victimes qui sont les manifestants n’ont même pas eu gain de cause. Bekoto continue d’expliquer que les actions de ce genre sont toujours dirigées, à des fins personnelles évidemment, et qu’il existe bien des profits dans l’histoire. Seulement ils ne sont destinés qu’aux protagonistes, plus particulièrement au leader du parti Mapar, et ceux qui ont soutenu leur manifestation. Selon le point de vue de Bekoto, les erreurs sont partagées, entre celui qui a mené la foule, celui qui a délibérément tiré, mais encore plus pour celui qui a initié le premier tir. En effet, selon les études des balles et des armes utilisés par la défense du Palais, certains ne correspondent pas à ceux retrouvés sur les lieux. Celui qui a tiré en premier serait donc parmi la foule, dont l’objectif était de pousser les éléments de sécurité de la Présidence à faire feu.

Par ailleurs, Bekoto incite les Malgaches à considérer le fait qu’il faut toujours que le sang soit versé, ou du moins qu’il y ait une émeute pour changer la donne. « Est-ce que c’est ce qu’on appelle démocratie, je ne pense pas. CELA SUFFIT, il faut arrêter les manifestations qui conduisent à de telles destruction et tuerie, qui n’enrichissent pas les Malgaches mais seulement un groupe de personnes. Et souvent ce ne sont pas les Malgaches qui sont riches dans leur pays mais des étrangers. Par ailleurs, on a souvent organisé de telles manifestations mais cela a servi à quoi exactement, est-ce cela a apporté le changement espéré ? » A-t-il conclut en guise d’appel pour le peuple.

 

Facebook Twitter Google+ LinkedIn Addthis

Publicités