Restitution du véhicule de la primature : Monja Roindefo fait la sourde oreille

MH 09:32:00 actualite
img

Des éléments du BIANCO sont venus au domicile de l’ancien premier ministre de la Transition pour lui transmettre une convocation signée par le Pôle Anti-Corruption. Il s’agit d’une relance concernant la restitution d’un véhicule de service appartenant à la primature que Monja Roindefo a utilisé lors de son mandat qui remontait en 2009. A vrai dire, il persiste à garder le véhicule 4*4 que la primature avait mis à sa disposition à cette époque sous prétexte que   « c’est un droit acquis et le décret présidentiel 2016-075 déterminant les droits et avantages attribués aux anciens Chefs d’institution ne devrait pas s’appliquer à lui et ne devrait pas être rétroactif ». Depuis 9 ans donc, il refusait de restituer ce véhicule et a porté l’affaire en justice en 2016, époque où la primature lui a rappelé à l’ordre.

Mais le parti MONIMA, dans un communiqué, a interprété cela  comme un harcèlement et une campagne de dénigrement à l’encontre de son président car cette affaire n’est pas du ressort du BIANCO mais relève seulement de la primature. Il va même jusqu’à dire comme en 2016 qu’il s’agit d’une mauvaise pratique politique héritée de Ratsirahonana qui consistait à utiliser le BIANCO pour exercer des pressions et des menaces afin d’affaiblir les adversaires politiques.

Si Monja Roindefo invoque le décret 2016-075 pour se justifier, il est à rappeler que l’article 3 de ce même décret stipule que « pendant les six (06) mois qui suivent la cessation de son mandat, l’ancien Chef d’Institution continue de bénéficier des indemnités liées à ses fonctions et des avantages dont la liste est exhaustivement énumérée à l’article 4 du présent décret. L’article 4 en question poursuit que « les avantages sont notamment constitués de : la jouissance d’une résidence décente, la prise en charge par l’Etat des dépenses en eau, électricité et téléphone de ladite résidence dont un numéro fixe et un numéro mobile ; la mise à disposition de deux véhicules de représentation, de deux chauffeurs, de trois gens de maison et de deux gardes du corps issus des forces de l’ordre, le droit au passeport diplomatique conformément aux dispositions légales réglementaires en vigueur. Mais pour son cas, il a utilisé la voiture pendant 9 ans et on ne sait pas s’il habite encore dans la résidence alors que le décret souligne que ces avantages lui sont attribués pendant seulement 6 mois. Peut-on appeler cela « abus des biens sociaux » ?

La lenteur administrative et de traitement des affaires juridiques lui a permis de jouir de ce véhicule pendant une période assez longue, donc, n’est-il pas un peu déplacé, voire erroné, d’interpréter la convocation pour restitution d’un bien comme un harcèlement politique ?

Facebook Twitter Google+ LinkedIn Addthis

Publicités