Plainte de Rajoelina contre les directeurs de publication des journaux appartenant au groupe RLM Communication

MH 15:59:00 politique
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« On sait par exemple, vous savez,  que #Andry_Rajoelina, il est impliqué dans des affaires des biens mal acquis, qu’il va être entendu par les tribunaux français à propos des affaires qui concernent #Mamy_Ravatomanga qui est son plus proche soutien, ça la population ne le sait pas forcément, c’est pourtant une information qu’il faut exposer à une semaine des présidentielles pour que les gens se fassent une idée…»  

C’est un extrait des propos de Ketakandriana Rafitoson, directeur exécutif de Transparency International Initiative Madagascar (TI-IM), lorsqu’elle a été invitée sur le plateau de TV5 monde pour parler du financement des campagnes des 36 candidats à la présidentielle. Une interview réalisée le 31 octobre 2018, plus précisément, à une semaine du scrutin de premier tour de la présidentielle. Mais pour cette même information,  Andry Rajoelina a déposé une plainte contre les directeurs de publication des journaux La Ligne de Mire, Le Citoyen, La Dépêche de Madagascar et Triatra. Ces derniers ont été entendus au commissariat central à Tsaralalàna ce matin.

Diffamation par voie de presse. Le plaignant a argué le fait qu’il y a une diffamation par voie de presse à son sujet, l’ambassade de France a déjà fait un démenti « formel » l’information selon laquelle aucun agent de la police judiciaire française n’était venu à Antananarivo pour lui remettre une convocation. Une convocation relative à l’affaire des biens mal acquis de Mamy Ravatomanga, son bras droit. Mais au nom de la séparation de pouvoirs tant prônée par la France, le démenti fait par l’ambassade ne peut être considéré comme un avis du Parquet national financier (PNF). Car l’enquête est menée par le parquet, le pouvoir judiciaire, et non par l’Etat, le pouvoir exécutif, donc, si déjà lors de l’interview de Ketakandriana Rafitison, le PNF n’a pas fait de démenti, pourquoi l’ambassade l’avait fait aussi tardivement. De plus, le PNF ne doit pas forcément informer l’ambassade de France, faisant partie de l’administration de l’Etat, pour une affaire qui ne concerne que le tribunal.

Double nationalité. Il faut toutefois noter que l’ancien président de la Transition a une double nationalité (française et malgache) et chaque fois qu’il y a une affaire touchant sa personne, il cherche toujours refuge auprès de l’ambassade de France comme en 2009 où il s’y refugiait lorsque l’administration Ravalomanana se lançait à ses trousses. Depuis, cette ambassade répond toujours favorablement à ses demandes.

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