Place du 13 Mai : Face-à-face tendu entre manifestants et forces de l’ordre depuis mercredi

Avosoa - MH 14:32:00 politique
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« Tricheur », « Voleur », « Andry Rajoelina disqualifié » criaient les manifestants sur la place du 13 mai. Les citoyens qui veulent contester le truquage des résultats et les fraudes massives durant le second tour de l’élection présidentiellene cèdent pas malgré l’interdiction d’accès au parvis de l’Hôtel de ville dans la journée du mercredi 2 janvier dernier. A rappeler que ce jour-là, la manifestation prévue se tenir tranquillement sur la place du 13 mai s’est transformée en un affrontement entre les Forces de l’ordre et les manifestants. Dès 8 heures, ces derniers ont été présents aux alentours de l’Hôtel de ville tout en espérant qu’ils aient pu y entrer calmement comme c’était le cas du samedi dernier.

Cependant, les Forces de l’ordre ont bloqué l’accès au parvis Analakely et ce malgré les négociations entamées par les meneurs de la manifestation dont les députés Hanitra Razafimanantsoa et Félix Randriamandimbisoa, le chroniqueur  Fidele Razara Piera, l’artiste Ninie Donia et beaucoup d’autres. Peu de temps après, les manifestants ont été dispersés à coup de gaz lacrymogènes. Au moins, une cinquantaine de gaz lacrymogène ont été lancé durant la journée de ce mercredi. La tension a duré plusieurs heures depuis la matinée jusqu’à la fin de l’après-midi. C’est seulement à 17 heures que les manifestants ont quitté l’endroit après que les meneurs ont lancé un appel aux manifestants de quitter le lieu vu que l’arrestation s’est multipliée. Bilan, deux manifestants ont été interpellés et 4 autres blessés.

Mouvement citoyen et pacifique. Si au début, la manifestation sur la place du 13 mai est estiméeêtre une initiative du K25 et des comités de soutien du candidat Marc Ravalomanana, désormais ceci ne concerne non plus le K25 mais de tous les citoyens qui veulent réclamer la vérité sur l’élection présidentielle. Plusieurs entités en dehors du TIM ont été présentes sur la place du 13 mai. Il ne s’agit non plus d’une manifestation pour faire un coup d’Etat ou faire élire tel ou tel candidat mais seulement un moyen pour interpeller l’opinion et les entités étatiques sur l’existence des fraudes massives commise lors du second tour de l’élection présidentielle.

Selon les explications de Fidèle Razara Piera, la manifestation prendra fin lorsque la justice soit faite. Ainsi, même après la proclamation des résultats officiels par la HCC, prévue ce mardi, la manifestation sur la place du 13 mai continuera si jamais cette instance juridique piétine elle aussi la vérité des urnes. Hier, les Forces de l’ordre ont laissé la place au manifestant après une intense négociation entre les deux parties. Le ministre de la Défense lui-même a tenu à laisser les gens s’exprimer s’ils ne font aucune entrave à la liberté de circuler et s’il n’y a ni violence ni trouble à l’ordre public.

Ecrans gênants. En tout cas, la manifestation du 3 janvier s’est déroulée sans incident, les partisans du K25 ont pu suivre sur les fameux écrans géants, devenus gênants, la vidéo montrant les différentes irrégularités et les fraudes constatées sur terrain. On a vu qu’ils étaient assis sagement sur le parvis et ont suivi avec intérêt les images commentées. Une fois la vidéo terminée, les manifestants se disaient au revoir et ont rejoint leur foyer sans faire de pillage ni trouble à l’ordre. Mais ce qui a interpellé l’opinion c’est la personne qui donne de l’ordre aux éléments de l’Emmo-Reg car elle a presque « autorisé » librement la manifestation samedi, puis a violemment réprimé mercredi et jeudi matin, mais l’après-midi, a enfin décidé de laisser les manifestants entrer sur le parvis. Là, on est vendredi, et les mêmes éléments ont quadrillé le lieu en barrant la route à toute forme de manifestation. Déjà le préfet s’est montré ferme, il ne donne pas son feu vert aux manifestants tandis que le ministre de la Défense n’est pas de cet avis, qui donne l’ordre et le contre-ordre ?

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