L’Etat veut « contrôler » la flambée du prix du riz

Manue 16:28:00 economie
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Les faits parlent d’eux-mêmes : la montée du prix du riz sur le marché local n’est plus acceptable. Il est peu de dire que les consommateurs se plaignent car ils ne supportent plus d’acheter cette denrée alimentaire à un coût aussi élevé. Pourtant, il s’agit de l’alimentation de base de la population malgache. Notons que le kilo de la variété locale atteint le 2600 ariary et de 1800 ariary pour le riz importé. Le prix du riz local étant plus élevé compte tenu du rapport de l’offre et la demande. Il a été effectivement constaté que la population consomme plus de produit rizicole local qu’importé.

Tout le monde est donc d’accord pour affirmer que l’heure est grave et le gouvernement en est bien conscient. Le Premier Ministre Mahafaly Olivier a alors décidé de faire une descente au marché d’Anosibe en passant d’un grossiste à un autre pour voir de visu les affichages des prix du riz. Il a alors été décidé qu’un « Task force » sera établi à chaque district pour surveiller l’application du riz et vérifier les éventuels abus des opérateurs et/ou des revendeurs, qui font partie des principales causes de cette pénurie. Cette force opérationnelle est notamment composée du Chef de District, des délégués du commerce et du transport. Elle a également pour mission de s’enquérir du stock et des besoins mensuels de chaque district. Le Premier ministre a également réitéré que les détaillants ne devraient pas prendre une marge de prix de plus de 10% de celui des grossistes, à défaut d’une prise de mesure stricte.

A titre de rappel, une convention a déjà été faite entre les groupements des importateurs et des grossistes avec le Ministère du Commerce et de la Consommation (MCC). « Le sac de 50 kg de riz ne devrait pas dépasser 72.000 ariary pour celui importé de Birmanie, et de 73.000 ariary pour l’Inde, » a affirmé Rakotonirina Norbert, président du groupement des importateurs. Le calcul devrait alors donner un prix de 1600 ariary le kilo et pas plus.

Par ailleurs, le ministre du Commerce et de la Consommation, Nordine Chabani, en personne, a été tout de suite dépêchée par le Chef du gouvernement à Toamasina pour s’assurer que les prix conseillés sont bien respectés. « Que tout acteur dans la distribution du riz arrête les abus. » a ordonné Mahafaly Olivier. Il a ajouté que le gouvernement s’efforce de faciliter le dédouanement du riz importé ainsi que de ménager la délivrance des certificats de consommabilité.

Il faut savoir que la production rizicole du pays a été très faible, seulement 25%, c’est dû à la sécheresse pendant la période de culture. Dans le cas de l’Alaotra Mangoro, on a vu une baisse de 48% des récoltes, et même la ville d’Ambatondrazaka a aussi recours à l’importation alors que c’est le grenier de la Grande Ile en matière de production rizicole. Mais l’Etat ne va pas pénaliser les paysans pour autant en baissant le prix du riz local. La solution entreprise a donc été la multiplication massive des importations, qu’il s’agisse des riz conventionnels ou ceux en container. Le MMC a affirmé que le riz importé par mois en dehors des crises est de 22 000 tonnes, pour 55 000 tonnes aujourd’hui.

Le riz importé sera donc distribué massivement dans les marchés, avec un contrôle strict des prix et une prise de mesures contre les abus et la rétention de stock.

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