Les cinq signes qui montrent que Paul Rabary Andrianiaina sera candidat à la présidentielle

MH 11:26:00 politique
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Paul Rabary Andrianiaina n’a pas annoncé publiquement sa candidature pour la prochaine présidentielle mais sa campagne de communication révèle son intention de briguer le poste du futur président de la République. Un an après son annonce sur une chaîne privée de la capitale- http://lachasse-info.com/accueil/fiche/paul-rabary-je-ne-serai-pas-candidat-a-la-presidentielle-en-2018-  - qu’il ne sera pas candidat à la prochaine présidentielle, les signes ci-après indiquent que sieur Paul Rabary serait parmi les candidats à la présidentielle.

Premier signe. Lors d’une interview qu’il a eue avec le responsable de Geek SARL. Il a raconté avoir trois rêves dans sa vie, les deux premiers « accomplis » sont relatifs à son mariage et à son poste de ministre. Son père s’est marié tardivement et est parti pour toujours lorsqu’il avait 20 ans, chose qu’il a beaucoup regrettée et qui l’a amené à rêver de se marier et d’avoir des enfants avant l’âge de 30 ans. C’est fait. Il s’est engagé dans le monde politique en 2013 et a été nommé conseiller spécial avant d’être placé à la tête du ministère de l’éducation nationale. Cela avant d’avoir atteint ses 40 années d’existence. C’est fait. En tout, deux rêves réalisés. Quant au troisième rêve, il ne l’a pas encore révélé, selon lui, il faut protéger les rêves pour qu’ils puissent se réaliser. « C’est une surprise ». Imaginez quoi !!!

Deuxième signe. A part son compte personnel qui a beaucoup de suiveurs, il a créé sa propre page sur Facebook afin de favoriser son image. Dans sa page, il a annoncé sa couleur, vert olive, et son slogan : « Ny fireneko, miara-mihary, miara-miasa, miara-mandroso ». En même temps, il a adopté un foulard de la même couleur et le porte à chacune de ses sorties. Et pas seulement un foulard, on a vu une de ses photos le montrant en tee-shirt vert olive assorti d’un autre slogan : Malagasy Iray vatsy, iray aina. Là, il essaie d’imprimer sa couleur et de passer un message. D’ailleurs, toutes les publications, que ce soit vidéo ou photo, diffusées portent déjà la couleur et les mots-clés véhiculés par l’ancien ministre.

Troisième signe. Depuis son éjection du poste du ministre de l’Education nationale, il multiplie les interventions dans les débats d’idée aussi bien à Madagascar qu’à l’étranger. Sociologue de formation et analyste politique préféré de certains médias, il connaît bien la psychologie des Malgaches en général ainsi que les pratiques discursives centrées sur la politique, l’économie et le social. Récemment, il a fait le déplacement jusqu’en France pour participer au colloque sur l’éducation organisé par la diaspora malgache. Donc pourquoi dépenser des sous pour de tels déplacements si on ne vise pas une certaine visibilité et ne pense pas à convaincre.

Quatrième signe. Son équipe de communication ne chôme pas, elle s’active pour « embellir » encore plus l’image de Paul Rabary Randrianiaina, un homme à l’écoute de la population, qui aime faire des échanges et qui partage le sourire et le quotidien des ruraux surtout. Comme il a avoué avoir fait quatre fois le tour de Madagascar depuis 2014, il aimerait encore revivre cette expérience car il a beaucoup appris des paysans et des élèves dans de contrées lointaines. Donc, il n’y a pas de meilleure occasion de faire le tour de Madagascar, à l’image des anciens et actuels Présidents de la République, qu’en occupant des postes importants dans les fonctions publiques, pourquoi pas vouloir être dirigeant du pays. Comme les Malgaches préfèrent les humbles, Paul Rabary martèle qu’il fait ce tour en moto mais pas en hélico ni en voiture, des moyens trop chers et limités si l’on veut aller à la rencontre des gens de campagne.

Cinquième et dernier signe. Il vient d’annoncer sur sa page Facebook qu’il ne fera plus partie du parti HVM, il a déposé officiellement sa démission. Pendant sa carrière de ministre, on l’a vu participer aux différentes rencontres organisées par le parti mais l’écart s’est peu à peu creusé depuis que "certains voient dans ses nombreux déplacements une occasion pour faire sa propre promotion" alors qu’il est dans un gouvernement HVM. Ainsi, convaincu de sa popularité aussi bien dans la capitale que dans les contrées qu’il a visitées, il croit qu’il ferait un bon candidat et pourrait être un autre favori pour la course.

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