Le FFM ou « Filankevitry ny Fampihavanana Malagasy », bientôt sur pied

AR 16:33:00 politique
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Le processus de sortie de crise va bientôt s’achever, grâce à la mise en place du « Filankevitry Fampihavanana Malagasy ». Ainsi, d’ici le mois d’août, le Comité de sélection nationale procèdera à un appel à candidature et au choix de 22 représentants des régions de Madagascar, selon Maka Alphonse, un membre de ce comité. Il revient, par la suite, au président de la République de nommer les 11 personnalités qui occuperont les 11 postes restants. Et cela, afin d’éviter que les erreurs qui ont été souvent reprochés aux membres du précédent FFM. Désormais, chaque décision sera prise en toute transparence, et garantira la paix sociale. 

Un FFM réformé

Les 33 membres du Conseil du nouveau « Filankevitry ny Fampihavanana Malagasy » doivent être de nationalité malgache de plus de 40 ans, issus des 22 régions, ne pas être à la tête de partis politiques, et n’ayant fait l’objet d’aucune condamnation par la justice. Et les 11 autres membres qui seront nommés par le président de la République, devront également répondre à ces critères.

Un comité de sélection nationale procèdera au choix de 22 futurs membres du FFM  dans un délai de 75 heures, conformément à l’article 6 du décret 2017/165. Un décret pris par le Président de la République légalisera ensuite la nomination des candidats retenus par le Comité de sélection. Ainsi,  les neuf membres de ce comité veilleront à ce que toutes les régions de l’Ile aient leurs représentants au sein du FFM, de manière à assurer l’équilibre dans les décisions prises par cette institution. D’ailleurs la nouvelle loi  sur la réconciliation nationale, la loi n°2016-037, consacre cette volonté d’inclusion ainsi que d’une plus grande transparence sur les crimes commis, pour arriver à la sérénité dans la société malgache.

A l’approche des élections de 2018, il est effectivement crucial de faire la paix entre les différents acteurs politiques et la population afin d’éviter une éventuelle crise postélectorale, comme en 2002. D’ailleurs, très attendue, l’amnistie est indispensable pour les politiciens dont les casiers judiciaires ne sont plus vierges mais qui envisagent se porter candidats aux prochaines élections. Cette initiative écartera tout débat sur le « ni, ni », comme en 2013, en le déplaçant sur les conditions et les critères d’obtention de l’amnistie.

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