"Le Dinabe est un garant de la sécurité à Tuléar", dixit le colonel Rabe Jules

Ralay 20:08:00 social
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La ville de Tuléar sous les projecteurs. En effet, outre l’assise régionale du parti HVM, la ville du Soleil accueillera également la semaine prochaine, le conseil des ministres ainsi que  celui du gouvernement. C’est donc une occasion pour cette ville de se montrer sous ses plus beaux jours. Et d’ailleurs, en ce moment, tous les hôtels affichent complets et ce jusqu’à la semaine prochaine. Il est vrai que le soleil, le beau temps, les paysages de rêves, … attirent de nombreuses personnes pourtant, dès qu’on évoque la destination vers la région Atsimo-Andrefana, un nuage fait tâche dans le décor : l’insécurité.

Il est vrai que la région Atsimo-Andrefana, y compris la ville de Tuléar, a une mauvaise réputation concernant la sécurité. Toutefois, le chef de cette région, le colonel Rabe Jules soutient que  la situation s’est améliorée depuis le début de l’année. Et d’après lui, cette « métamorphose » est due à une chose : le Dinabe.

Passage de  la zone rouge vers la zone blanche

L’insécurité est un problème qui mine tout le pays et ces derniers temps, elle s’est intensifiée avec les cas de vindictes populaires, les attaques à main armées, les vols de tout genre et on en passe. Mais pour la région Atsimo- Andrefana, la sécurité s’est améliorée et ce depuis, l’homologation du Dinabe. En effet, le colonel Rabe Jules soutient que le taux d’insécurité a baissé de moitié depuis le mois de janvier. « Depuis que le Dinabe a été adopté, les choses ont vraiment changé. Le vol de zébus par exemple a diminué de moitié. La région est même passée de zone rouge à zone blanche », continue-t-il. Pour ce qui est de la ville de Tuléar, il explique qu’avant il était déconseillé de sortir tard la nuit, surtout pour les touristes. Mais aujourd’hui, ce problème n’existe plus. Les petits larcins (rackets, vols…)  et les actes de banditismes ont considérablement diminué. Par ailleurs, côté civisme nous avons remarqué le respect des infrastructures ainsi que la propreté de la ville. Et tout cela grâce au Dinabe.

Faille dans le système judiciaire

Mais tout le monde n’est pas favorable à cette « loi sociale ». Rappelons que dans certaines régions de l’île ces conventions sociales permettent le lynchage populaire, comme ce fût le cas de la femme brulée vive à Mananjary. C’est pour éviter ce genre de bavure que le tribunal de Toliara demande l’abolition de ce concept. De son côté, le chef de la région Atsimo-Andrefana Rabe Jules est catégorique et soutient qu’il préfère maitriser ces « bavures » au lieu de supporter les conséquences de l’insécurité. Par ailleurs, il a affirmé que le dinabe a été créé à cause des failles dans le système judiciaire. « Le dinabe est une initiative de la population et nous le garderons », conclue-t-il.

Le chef de région ne jure que par le Dinabe

Quoi qu’il en soit, il est vrai que ce dinabe a porté ses fruits. Et il y a de quoi car les sanctions peuvent être très sévères. Dont la plus sévère est le « Hazofoty » qui est l’équivalent de l’exclusion sociale. Cette sanction survient si une personne a tué une autre personne ou que si le coupable d’un crime ne paye pas son dû à la société. Par exemple dans le cas d’un meurtre, le criminel devra offrir 33 têtes de bœufs au comité du Dinabe qui par la suite décidera quoi en faire. Mais au cas il refuse de payer, il sera victime du « hazofoty ». Une fois cette sentence tombée, le coupable sera totalement exclu de la société. Ce qui fait donc que le Dinabe est un moyen efficace pour à la fois responsabiliser la population mais aussi pour maintenir l’ordre dans la société.  Toutefois, il est nécessaire que les sanctions soient en concordances avec la loi en vigueur pour qu’il n’y ait pas de justice populaire.

 

 

 

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