La CITES appuie Madagascar dans la sécurisation des bois précieux

Manue 16:34:00 economie
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Le comptage et la sécurisation des bois précieux de Madagascar, plus particulièrement les bois de rose prennent du temps, faute de moyens. La  Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) a décidé de soutenir la Grande Ile et de de lui accorder son soutien financier, ou du moins de rechercher des partenaires financiers, une promesse que cet organisme a fait lors de la menace d’embargo, qui est notamment toujours de mise. C’est une décision issue de la 69ème réunion du comité permanent à Genève le 27 novembre au 1er décembre dernier, durant laquelle les espèces de bois précieux du pays ont été longuement discutées, à savoir le palissandre, le bois d’ébène, et bien évidemment le bois de rose. Il a été déclaré que les critères sont encore insuffisants pour pouvoir redémarrer le transit.

Cependant, le gouvernement a déjà procédé à l’audit des bois de rose, un des plans d’actions imposés par la Convention pour lever l’interdiction de l’exportation et /ou de la réexportation de ces spécimens vers les autres pays membres. Il s’agit, entre autres du marquage, de la mise en place d’un tribunal spécial pour les affaires de bois de rose, de la sécurisation des stocks, de l’application des lois relatives à la chaine spéciale contre le trafic et surtout la dénonciation des gros bonnets profiteurs. Pour l’heure, 27 000 bois déclarés ont été comptés, malgré le faible budget alloué par le ministère bien loin des 8 millions d’euros nécessaires. Le ministre de l’Environnement, de l’Ecologie, et des Forêts, Juanita Ndahimananjara, présente lors du verdict, a assuré que l’objectif du pays est d’atteindre d’ici 10 mois la sécurisation du plus du tiers de bois de rose déclarés.

Nanie Ratsifandrihamanana, directrice du WWF Madagascar, trouve que la CITES a pris une sage décision en maintenant l’embargo. En attendant, elle appelle les autorités à redoubler d’efforts dans la mise en œuvre des plans d’actions, en particulier dans la mise en valeur des lois en vigueur concernant l’exploitation illicite de ces espèces et les auteurs des faits. 

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