JIRAMA : Redressement épineux

Ralay 15:54:00 economie
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Ventes à perte, mauvaise gouvernance, qualité de service médiocre… tels sont les maux qui minent la JIRAMA. Mais une nouvelle ère commence pour cette société si l’on se réfère aux dires de son directeur général, olivier Aimé Jaomiary. En effet, les résultats des audits effectués auprès de cette compagnie permettront d’établir un plan de redressement.

Faire le point sur l'existant afin d'en dégager les points faibles ou non conformes, voilà le principe de l’audit. Et des points faibles, la JIRAMA en a beaucoup ; pour ne citer par exemple que la médiocrité de son service. L’on se souvient des périodes des coupures de courant qui pouvaient durer plusieurs heures en une journée. Une période qui n’est pas encore tout à fait révolue car dans certains quartiers les coupures sont encore d’actualités. Moins longue certes, mais qui créent tout de même des désagréments. Mais tout cela va bientôt changer, rassure Olivier Aimé Jaomiary.

Hausse des tarifs inévitables

Il est clair que la JIRAMA est en mauvaises postures. Mais rien n’est encore perdu pour cette société et ça, son directeur général veut le prouver. A cet effet, plusieurs changements sont à mettre en œuvre. Mais ces changements risquent de déplaire les consommateurs comme la révision à la hausse des tarifs, jugée inévitable selon Olivier Aimé Jaomiary. Cette augmentation est de l’ordre de 7,5% par kilowattheure et sera effective à partir de ce mois de juillet c’est-à-dire elle sera prise en compte dans la facture distribuée à partir du mois d’août. Et on peut dire que cette hausse est un mal nécessaire, elle est faite pour combler les ventes à pertes de cette société et pour atteindre son autofinancement d’ici trois ans. En effet, cette mesure permettra d’augmenter de 7,5% la recette annuelle de cette société.

Réformes …

Mais en attendant, d’autres points sont également à travailler. Notamment, la réduction des dépenses de cette société dans l’achat de gasoil. Sur ce, les alternatives sont de basculer vers l’huile lourde ainsi que les énergies renouvelables. D’ailleurs, Olivier Aimé Jaomiary a soutenu que dans deux mois, la production d’électricité pour ravitailler la capitale sera faite par des centrales hydrauliques ainsi que des groupes alimentés par de l’huile lourde. Le but étant de réduire à 40% les dépenses de la JIRAMA. Et pour atteindre cet objectif, la société va collaborer avec plusieurs autres sociétés. La compagnie pétrolière Jovenna par exemple, va assurer une production de 48 MW, la société turque AKSAF power elle va en assurer 65 MW et Symbion power 40 MW. « L’objectif est de parvenir à des tarifs plus accessibles à tous les ménages  et plus rentables pour les entreprises » poursuit-il.

La tâche s’annonce donc rude pour ce directeur. Et outre ces dispositions, il doit également gérer les problèmes internes tels que les vols de carburants. Sur ce sujet, le rapport de la direction générale mentionne que plusieurs employés ont déjà fait l’objet d’enquête pour suspicion de fraudes, de détournements et autres infractions. Mais il y a également les vols d’électricité qui coutent chers à la société. Car si les pertes techniques ne devraient être que de 10%, le rapport précité fait état de 30%. Le Dg de la JIRAMA ne compte plus tolérer ces vols.

 

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