Insécurité à Brickaville : Les jets de pierres deviennent une affaire nationale

Manue 14:32:00 social
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L’eau qui a fait déborder le vase, c’est ce qui démontre bien les conséquences de la décision du Tribunal de Première Instance de Toamasina d’accorder une liberté provisoire aux suspects concernant l’affaire des jets de pierres sur une part de la route RN2. Les transporteurs ont donc décidé de mener une grève ce jour.

Depuis quelques semaines, les voyageurs de la capitale à Toamasina ont subi les coups provoqués par les pierres et qui ont fait des ravages considérables sur les voitures : des vitres cassés, des carrosseries écornées, etc… Certains sont mêmes entièrement endommagés, ce qui laisse imaginer à quelle force ces pierres sont lancées et aussi qu’il ne s’agit aucunement d’une inoffensive blague d’enfants.

L’affaire a été relayée à la gendarmerie, qui a mené l’enquête et recueilli 12 suspects. Ces derniers ont fait leur aveu et ont expliqué qu’ils reçoivent 15.000 ariary chacun pour chaque mission. Il s’agirait donc sans doute d’une personne haut placée qui a pour but pur et simple de semer la terreur, d’autant plus qu’aucun vol n’a été commis. Mais après le déferrement de ces suspects au parquet de Toamasina, ce dernier a relâché 5 suspects sous prétexte qu’ils ont été forcés à avouer sous la menace et la pression de coups.

Le commandant du Groupement de la gendarmerie de la région a alors fait une déclaration affirmant son désaccord. Si la décision a été rejetée par la Gendarmerie, il n’en est pas moins pour les usagers de la route qui subissent cette situation presque tous les jours et ont menacé de faire une grève et ne fera pas le voyage.

Face à cette massive riposte, le Procureur de la République du Tribunal de Première Instance de Toamasina Lauret Thierry Rajaonina a dû tenir deux conférences de presses en 48h, et a expliqué que ces jeunes suspects ont été forcés à désigner les commanditaires sous coups, et il a même montré des preuves en photos aux journalistes. Un fait confirmé par la population environnante des lieux, qui a envoyé une lettre au nom du Fokonolona et le Tangalamena, affirmant que ces soi-disant commanditaires ne sont que des personnes ayant des antécédents avec les gendarmes de Brickaville.

Qui sont donc les vrais cerveaux de ces effractions. Dans tous les cas, le président de l’Astram (Association des Transporteurs de Madagascar), Ferdinand Rakotondrafara a annoncé la grève illimitée des transporteurs à partir de ce jour. «On n’est plus en sécurité, pourtant nous avons le droit d’être protégé car le transport est un service public » a-t-il expliqué lors de la réunion à Ambodivona. Il a également ajouté que s’ils n’obtiennent pas gain de cause, la grève s’étirera dans toute l’étendue du territoire national.

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