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Gouvernement de consensus : Les députés de changement veulent à tout prix exclure le HVM

Avosoa - MH 16:21:00 politique
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Les 73 députés de l’opposition ont été reçus par le premier ministre Ntsay Christian à Mahazoarivo hier soir. La discussion à huis clos a été centrée sur la mise  en place du nouveau gouvernement. Selon Hanitra Razafimanantsoa, les deux parties n’ont pas abordé le sujet sur les clés de répartitions des ministères.

Toutefois, la députée a affirmé qu’ils ont fait un rappel au tout nouveau premier ministre sur le fait que la nomination des ministres doit se faire suivant les dispositions de la Constitution et de la décision de la Haute Cour Constitutionnelle. Ainsi donc, les ministères seront repartis suivant le nombre des députés élus pour chaque parti au sein de l’Assemblée Nationale. Par conséquent, le parti au pouvoir n’aura donc aucune place au sein du gouvernement puisqu’il n’y avait pas de député élu sous la couleur bleue.

A part cela, ces élus ont dicté qu’ils ne voulaient plus des anciens ministres de Mahafaly Olivier dans ce futur gouvernement. Ce jour à la place du 13 mai, le député Tody Arnaud a fait savoir que le Président de la République a, malgré cela, proposé le premier ministre sortant au poste du ministre de l’intérieur et de la décentralisation et Paul Rabary au titre du ministre de l’éducation nationale.

Le premier ministre Ntsay Christian n’a pas encore donné suite à toutes ces revendications des députés mais s’est contenté de recevoir les doléances selon le communiqué de la Primature. Son mot d’ordre en tant que premier ministre de consensus  est de faire en sorte que son gouvernement sera formé selon l’accord de toutes les parties prenantes.

Attitude non consensuelle ?

Ces gestes et comportements adoptés par les députés de la place du 13 mai reflètent un vouloir tout accaparé sous prétexte qu’ils ont réussi à emballer des «  vahoaka » dans leur mouvement. En vérité, cela cache une attitude non consensuelle alors que la décision de la HCC « oblige » les forces politiques à trouver un terrain d’entente afin de ne pas enliser encore plus le pays dans une situation de misère. Même si le consensus politique est par principe impossible face à des adversaires irréconciliables, penser à la vie de la Nation et aux 25 millions de Malgaches qui attendent et se montrent patients aux querelles politiques par-dessus tout mérite une mûre réflexion et pourquoi pas une attitude plus conciliante pour sortir de la crise.

Mais de là à entendre les propos extrémistes du genre : la manifestation se poursuivra  tant que nos revendications ne sont pas satisfaites. Rajaonarimampianina doit à tout prix démissionner, telle personne doit être libérée, ouvrir sans condition MBS et TIKO AAA, nommer nos hommes à la place que nous proposons, donner des places aux syndicalistes …. Cela donne des frissons, en tout cas, il n’y a pas de consensus, il n’y a que de l’égoïsme, de l’exclusion et la quête de pouvoir.

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