Contrat de partenariat avec l’OMAVET et Publi Motion : Bras de fer entre la CUA et la FTAR

Avosoa 14:12:00 social
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Le différend entre la Commune Urbaine Antananarivo et la Ftar ou l’association des Taxis villes n’est pas encore terminé. Depuis hier, des affichages mentionnant le refus de l’Omavet sont collés sur la lunette arrière  des taxis circulant dans la Capitale. Selon les chauffeurs, ce mouvement a été conclu lors de la réunion de la Ftar qui s’est tenu samedi. Comme prévu, le Ftar reproche l’accord de contrat entre la société Omavet et la CUA, donnant les contrevisites des taxis sous la responsabilité de cette société. Selon Clémence Raharinirina, présidente de l’association, ce nouveau contrat pourra conduire à l’élimination des vieux taxis. Or la plupart des taxis qui desservent la capitale sont des vieilles voitures à l’image des Citroën 2CV et des Renault 4. Ce contrat exige également le perfectionnement de 104 points techniques du véhicule sous peine d’annulation de la licence.

Pourtant, vu la hausse considérable du prix des entretiens techniques du véhicule, les propriétaires des taxis n’ont pas la possibilité de conformer leurs véhicules aux « normes » imposées par la CUA. De leur côté, les responsables auprès de la commune semblent ne pas renoncer à la décision. Hier même, le contenu du contrat entre la Cua et l’Omavet fut transmis au niveau de la Ftar.

Selon toujours la première responsable de la Ftar, des stratégies d’amélioration des taxis opérant dans la capitale ont été suggérées à la Cua  mais cette dernière ne les ont pas prises en compte. Un chauffeur de taxi a remarqué que certaines clauses de ce contrat de partenariat semblent obscures. Il se peut que les responsables de la Cua en tirent des bénéfices personnels pour qu’ils insistent tant sur son application.

Face à ce problème, les membres de la Ftar, qui comptent actuellement environ 2.000 taxis, demandent expressément l’annulation de ce contrat de partenariat entre la Cua et l’Omavet. Un ultimatum de 15 jours a été donné à la CUA à cet effet. Ce délai passé, la Ftar prévoit une mesure encore plus rigoureuse, la descente dans la rue.

Omavet, un Etablissement Public à caractère Industriel et Commercial

Face à la rumeur évoquant que les contrevisites ont été privatisées au profit d’une société privée. La commune, par le biais de son directeur de transport, Landy Raveloson, a bien précisé que l’Omavet n’est pas une société privée. C’est, cependant, un Etablissement Public à caractère Industriel et Commercial ou EPIC dont la plus grande partie de part sociale appartient à la Cua. Cette dernière a spécialement choisi la collaboration avec l’Omavet  parce qu’elle dispose les matériels nécessaire pour l’amélioration des contrevisites des transports publics. Outre ses engagements en matière de contrevisites, l’Omavet serait aussi en chargé de réaliser les marquages au sol ainsi que des panneaux de signalisation à travers la ville des Mille.

Pas de compromis entre les deux parties

De son côté, Andy Ravelosona de la CUA a confirmé que les « 104 points » cités par la Ftar étaient déjà annulés avant même cette collaboration avec l’Omavet. D’autant plus qu’il n’y a que 12 points techniques à vérifier pour les taxis et taxis-be et 15 pour les véhicules transporteurs de marchandises. Toutes les dispositions sur le nouveau contrat avec l’Omavet ont été mentionnées dans le cahier de charge mais malheureusement, la Ftar n’a pas été consultée lors de sa formulation. Quant à la demande de la Ftar sur l’annulation du partenariat avec l’Omavet, le Cua campe sur sa position. Il existe un véritable dialogue de sourd entre les deux parties.

Au moment où les chauffeurs des taxis sont encore submergés par ce coup concernant le contrat de contrevisite avec l’Omavet, le changement de lanterne revient également sur le tapis. L’entreprise Publi Motion continue sa confection et procédera prochainement à sa distribution. Des centaines de lanternes sont disponibles à son siège à Ankorondrano. Alors que l’association des taxis a déjà refusé l’utilisation de ces lanternes, les responsables communaux insistent sur ce sujet. Selon eux, ces lanternes consistent à distinguer les taxis légaux avec les clandestins. Pourtant, la Ftar persiste sur le fait que ces lanternes ne sont pas pratiques pour les chauffeurs, vu leur taille et les conditions exigées pour pouvoir en bénéficier. D’ailleurs, les chauffeurs ne bénéficieront d’aucune contrepartie en mettant les lanternes avec des publicités sur leurs véhicules. Pourtant, le Directeur de Publi Motion a bien précisé que les chauffeurs, ou bien les propriétaires des véhicules, toucheront 30.000 ariary tous les quatre mois  en contrepartie des publicités sur les lanternes. Ceux qui pourraient leur assurer la contrevisite et les droits de parking. Qui ment et qui ne dit que la vérité ? Histoire à suivre….

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