Concours ENAM et CEDS : Tinoka Roberto a utilisé un faux diplôme de magistère en études juridiques

MH 17:56:00 actualite
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Révélation. Lors de son inscription au concours d’entrée à la prestigieuse école de l’administration à Androhibe (ENAM) pour la section agent consulaire et diplomatique, Tinoka Roberto Raharoarilala  a produit un faux diplôme dans son dossier en 2011. Non satisfait de cette première tentative, il a encore remis ce même faux diplôme au Centre d’Etudes diplomatique et Stratégiques connu sous le sigle CEDS l’année suivante, c’est-à-dire en 2012, croyant que son statut de membre du congrès de la Transition le protègeait de tout usage de faux et le permettait d’accéder à tout ce qu’il veut.  

L’on sait que pour être admis à ces deux concours, il faut avoir le diplôme de maîtrise, et ceux qui ont fait des études de droits sont particulièrement favorisés de par le fait que les deux filières nécessitent une connaissance et une compétence poussées en études juridiques.

Sans hésiter, l’élu de Sakaraha a acheté un faux diplôme à on ne sait qui pour pouvoir continuer ses études. Il s’agit en fait d’un faux diplôme de magistère en études juridiques, spécialités droit public issu du Centre national de télé enseignement de Madagascar (CNTEMAD).

Comme le concours d’entrée à l’ENAM est surveillé de près par le BIANCO (Bureau Indépendant Anti-Corruption), les dossiers fournis par les participants sont passés au peigne fin par ses agents même si les résultats ne sont pas instantanés car nécessitant une vérification minutieuse.

Ainsi, le jeune Roberto Tinoka a comparu devant le tribunal en février 2015 pour avoir présenté un faux diplôme lors de ces deux concours. Il a été relaxé au bénéfice du doute du chef d’inculpation de faux en écriture publique mais a été condamné à un an d’emprisonnement avec sursis pour le chef d’inculpation d’usage de faux.

Il est utile de rappeler que « le faux et l’usage de faux est le fait de détenir, de fabriquer et d’utiliser des faux documents pour obtenir quelque chose. Le faux et usage de faux est un délit, puni par la loi. La falsification de document, même mineur comme rajouter un diplôme sur son CV, est répréhensible. »

La fin justifie les moyens

Actuellement, Tinoka Roberto Michael Raharoarilala est député de Madagascar élu dans la circonscription de Sakaraha. C’est un des leaders du parti MAPAR et du groupement des 73 députés disant vouloir lutter contre la corruption. Et ben, entre parole et acte, il y a une distance énorme, car dans sa parole, lui et ses acolytes disent vouloir dénoncer tout ce qui est acte de corruption au sein de l’Assemblée nationale. Alors que lui-même a été un grand spécialiste dans l’usage de faux diplôme qui lui aurait surement coûté les yeux de la tête. Mais bien rémunéré pour son statut de membre de congrès de la Transition, il n’aurait pas hésité à grassement « payer » toutes personnes qui lui ont aidé à parvenir à ses fins.  

Lors de son intervention au 13 mai le lundi 5 juin, il jurait devant les manifestants qu’il ne « mentait » jamais, un caractère qu’il héritait de son mentor, Andry Rajoelina, assuréait-il. Mais cette révélation montre le contraire, c’est un faussaire qui veut paraître plus qu’il ne l’est pas. Monsieur le député, assurez-vous bien d’être clean avant d’accuser les autres députés d’être corrompus.

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