Assemblée Nationale : Des tensions pour des choses anodines

Avosoa - MH 11:09:00 politique
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La tension a monté entre les députés pro-régimes et ceux de l’opposition hier à l’Assemblée nationale. La présence des membres du gouvernement à côté du Premier ministre ainsi que celle des journalistes pendant la séance étaient à l’origine de la cacophonie. Il était prévu dans le programme que le Premier ministre Mahafaly Olivier Solonandrasana et la ministre de la Justice étaient les seuls conviés pour répondre à la séance de question/réponse par rapport au projet de loi sur les élections. En constant l’arrivée de presque tous les ministres la salle de réunion, les députés TIM et MAPAR commencent à hausser le ton. Ils dénoncent cette situation comme une combine entre le gouvernement et les députés HVM.

Entre temps, le vice-président de la Chambre basse  Freddie Mahazoasy a décidé de procéder à prendre l’avis de tous les députés présents. A travers un vote à main levée, la majorité des élus ont accepté que les membres du gouvernement restent. C’est à ce moment-là que les députés issus des parti TIM et Mapar,  à l’instar de Christine Razanamahasoa, Tinoka Roberto, Djaosera Irénée, Volahaingo Marie Thérèse et Jocelyne Rahelihanta ont inventé d’autres excuses, il s’agit de faire entrer les journalistes dans la salle. Alors que les autres membres de la Chambre basse ont adopté qu’il s’agit d’une séance à huis clos.

L’ambiance devient plus que tendue, certains députés sont pour la présence des journalistes tandis que d’autres sont contre. De vives altercations s’en sont suivies. Sur la demande de Freddie Mahazoasy, président de la séance, les forces de l’ordre ont intervenu pour faire sortir les journalistes. Ce qui a une fois de plus envenimé la situation.

Et l’histoire aurait dû s’arrêter là si la députée Norovelomampionona Rabetafika Roberthine n’a pas eu la maladresse de se plaindre de la chaleur et des aisselles qui sentent mauvais. Elle n’a désigné personne mais l’assistance a tout de suite interprété qu’elle accusait les journalistes qui s’amassaient devant la porte d’entrée. Le ton montait encore plus après ces phrases accusatrices paraissant anodines mais lourdes de sens.

Finalement, la séance a été suspendue et n’est reprise que vers 16 heures. Le Chef du gouvernement assisté par ses ministres a pu présenter le projet de lois sur les élections présidentielles et législatives dans le calme en présence des  journalistes. Où est donc le problème ?

 

 

 

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