A 57 ans d’indépendance, Madagascar a besoin d’une stabilité pour se développer

MH 16:13:00 politique
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La célébration du 57ème anniversaire de l’indépendance de Madagascar et des Forces armées malgaches a  marqué la fin de la semaine. Partout, des lampions, des pétards, des objets fluorescents et notamment des feux d’artifices ont inondé les villes. Cris de joie, exubérance, affluence, mais aussi dépenses liées aux festivités.

Le grand défilé militaire à Mahamasina s’est bien déroulé

Mahamasina, c’est l’endroit où l’on a déclaré autrefois le retour de l’indépendance de Madagascar en 1960. 57 ans après c’est toujours sur ce lieu que le clou des cérémonies diverses a été organisé. Rien n’a changé. On assiste annuellement au parade militaire à la fois impressionnant grâce à la discipline, l’ordre et le respect entre les défilants, les invités et les spectateurs. Même si certains engins ont connu un coup de vieux, les gens apprécient toujours les agitations matinales et le défilement des commandements de la gendarmerie, de la police et des militaires. A part cela, les agents forestiers, de la douane et les garde-côtes ont également  participé à l’événement. Mais ce qui a retenu l’attention c’est le dispositif de sécurité mis en place pendant cette célébration. L’on se souvient des incidents meurtriers pendant la clôture des festivités sur le terrain de Mahamasina l’année passée.

Oui, à l’entrée des différents portails, d’importantes fouilles d’objets susceptibles de nuire à la sécurité des uns et des autres ont marqué l’esprit des gens venus en masse pour apprécier le défilé. Ne se contentant pas de faire des contrôles physiques, des portiques ont même été installés pour détecter les métaux. En plus de cela, les agents ont été très stricts en contrôlant les sacs et mêmes les repas emportés par les gens. Mais le plus important, a été le fait d’engager plus de 1000 agents en uniforme et en tenue civile pour assurer  la sécurité tant à l’extérieur  qu’à l’intérieur du grand stade. Certains sont très visibles dans les gradins et d’autres se cachent dans la foule prêts à intervenir en cas de débordement.  Et la nouveauté pour ce 57ème anniversaire c’est l’installation d’une baie vitrée réservée aux VIP (Very Important Personnality) dont le couple présidentiel et les chefs d’institutions accompagnés de leurs épouses. Les drones qui survolent sans arrêt le tout Mahamasina pour rapporter en temps réel ce qui se passait en bas et déceler tout mouvement suspect.

Le banquet d’Iavoloha, simple mais exquis

Plus de 1300 personnes venues des 22 régions se sont réunis autour du couple présidentiel pour partager le traditionnel « nofon-kena mitam-pihavanana ». Seul à prononcer un discours, le Président de la République n’a pas caché son vœux le plus cher, de tout son cœur, il a répété à maintes reprises que le pays a besoin de stabilité pour une croissance effective et partagée, à bas les crises cycliques qui n’apportaient que destruction des biens et de la culture ainsi que dégradation de l’économie. Par conséquent, les investisseurs préfèrent utiliser leur argent dans d’autres pays  plutôt que le jeter dans un pays où les politiciens se battent pour être au pouvoir, quitte à faire à chaque fois, un coup d’Etat ou d’éclat destructeur. « En 57 années d’Indépendance Madagascar a connu 13 Chefs d’Etat dont 6 seulement ont accédé au pouvoir par la voie des urnes. Ce qui veut dire que le temps moyen d’exercice du pouvoir à la tête de l’Etat malgache, durant les 57 années passées a été de 4,3 années, moins que le quinquennat admis constitutionnellement », a-t-il précisé. Sans oublier d’affirmer que Madagascar est le deuxième pays, après la Corée du Nord, à ne pas recevoir d’aides internationales pour des raisons qu’on ne connait pas. Mais le pays compte sur l’aide des pays émergents mais pas seulement aux occidentaux.

Mais en ce jour de la célébration de l’indépendance retrouvée, Hery Rajaonarimampianina a défini le terme comme étant « la liberté de choisir en toute responsabilité pour soi-même, sans oublier que la solidarité est incontournable. C’est valable à l‘intérieur d’un pays. C’est encore plus valable de nos jours à l’échelle du monde. Si nous en voulons une preuve, c’est la question du changement climatique. Le changement climatique ne fait pas de différence entre les pays, les régimes politiques, les systèmes économiques, les croyances et les religions. » Au-delà du discours, le Président a fait le tour des tables en saluant presque un à un les invités, une marque de sympathie et d’hospitalité exemplaire. Comme tout est fait exprès à Iavoloha pour valoriser la culture et le symbole du pays : le décor est fait de tissu blanc, rouge et vert, l’animation par des artistes évoluant dans des rythmes traditionnels folkloriques et les plats offerts sont des produits du terroir sauf le vin.

 

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