« Indemniser les trafiquants de bois de rose équivaut à un grave renoncement à l’Etat de droit »

Alan Mathew (stagiaire) 11:58:00 actualite
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Le gouvernement malgache prévoit de mettre en place un système d’indemnisation des détenteurs illégaux de bois de rose ayant déclaré leurs stocks en 2011. Cette année, cette disposition sera présentée  devant le comité permanent de la Convention sur le commerce international  des espèces de faune et flore sauvages menacées d’extinction (CITES) en Russie. L’objectif est  de permettre l’audit et la sécurisation des grumes actuellement sous leur contrôle. Elle permettra par la suite de commercialiser ces stocks.

Or telle disposition est fortement contestée par  l’Alliance Voahary Gasy et Transparency International-Initiative Madagascar. D’après ces dernières, « l’idée d’indemniser les barons du bois précieux par peur de représailles de leur part est un grave renoncement à l’Etat de droit et une extorsion flagrante dont les premières victimes seront l’environnement et les contribuables malgaches ».

Selon Ndranto Razakamanarina, président du conseil d’administration de l’AVG, dénonce que l’indemnisation des trafiquants les encourageront encore plus à pratiquer le trafic qui est déjà dévastateur à Madagascar. En effet, selon le rapport du Global Forest Watch Up l’exploitation de forêt à Madagascar dépassait déjà la moyenne annuelle qui est 90 ou 10 000 hectares car 510 000 hectares de forêts à Madagascar sont ravagés par les exploitants légaux et illégaux. Même si cette disposition a été présentée devant le CITES l’année dernière, les environnementalistes et les organismes de lutte contre la corruption ont de quoi s’inquiéter car la disposition a été révisée cette année.

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